Le geste délibéré ne se traite pas comme une maladresse
Briser volontairement son téléphone ne correspond pas à une chute imprévue. En France, l’article L113-1 du Code des assurances écarte la prise en charge des pertes et dommages provenant d’une faute intentionnelle ou dolosive de l’assuré. Les notices mobiles décrivent également leurs exclusions, avec une définition des personnes concernées qui doit être lue précisément. Un dommage causé volontairement par un tiers pose une question différente : il faut examiner la garantie éventuellement souscrite et les circonstances de l’acte. Ne confondez donc pas une maladresse, une détérioration délibérée par l’utilisateur et un acte de vandalisme commis par une autre personne.
Déclarer les circonstances sans transformer le récit
Expliquez ce qui s’est réellement passé et identifiez, lorsque vous le savez, la personne à l’origine du dommage. Les photographies, témoignages ou échanges disponibles peuvent aider à établir les faits. Ne modifiez pas une date, une cause ou un document pour faire correspondre le dossier à une garantie : les clauses relatives à la fraude sont distinctes de celles qui définissent le dommage assuré. Si la décision invoque une intention que vous contestez, demandez une motivation précise et fournissez les éléments contradictoires par la procédure de réclamation. La qualification juridique d’un cas litigieux ne peut pas être déduite de la seule apparence du téléphone cassé.
Les distinctions à préserver dans le dossier
- Accident involontaire, comportement de l’assuré et acte d’un tiers.
- Personnes comprises dans les exclusions de la notice.
- Preuves factuelles conservées sans modification.
